Rencontre avec Gilles PANDEL

Workshop photographie numérique – 27 septembre, 11 octobre, 22 novembre 2019, 10 janvier 2020

Antoine d’Agatha, photographie numérique, 40 x 26,5 cm, collection Magnum -Paris 2015

BIOGRAPHIE
Né en 1963 à Genève, Gilles Pandel travaille en Suisse et en France.
Informaticien de formation, il a travaillé longtemps à Paris dans la mise en scène de théâtre avant de se dédier depuis quelques années à la photographie.
Pratiquant la photographie depuis ses 19 ans, l’artiste a su se forger au fil des années une solide identité artistique fondée sur ses passions et expérimentations.

Muni de son appareil photo, il souhaite capturer les artistes dont il aime le travail, avec pour condition qu’ils soient en représentations publiques et qu’ils ne posent pas. Une fois l’image prise, s’ensuit un long processus de remodelage sur ordinateur dans lequel l’artiste s’efforce d’imprimer à ses portraits l’esprit qu’il admire chez ses modèles.
Jean-Luc Godard, Raymond Depardon, Charlotte Gainsbourg , Antoine d’Agata et bien d’autre encore ont été photographiés par l’artiste.

« Menant une excessive vie faciale, on est aussi dans une perpétuelle fièvre de visages.
Comment  peut-on avoir un tel sang-froid que de faire l’exact portrait de quelqu’un et de voir un visage comme composé de traits…
Il y a un certain fantôme intérieur qu’il faudrait pouvoir peindre et non le nez, les yeux, les cheveux qui se trouvent à l’extérieur…
Le visage a des traits. Je m’en fiche. Je peins les traits du double…
Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer. Hommes, regardez-vous dans le papier. » Gilles PANDEL

Antoine d’Agatha n°1, photographie en 5 ex., 40 x 26,7 cm

(mise en ligne des images avec l’aimable autorisation de l’artiste)

« …Antoine d’Agata, c’est le don, l’abandon, la fuite, il s’échappe par tous les bouts, il est toujours ailleurs, son auto-portrait le plus connu est complètement flou.
C’est à ne pas être saisissable qu’il rencontre mes photos parce que je n’essaie pas de fixer, je suis les images où elles m’emmènent, je ne cerne pas une personne, j’aimerais lui donner encore plus de liberté. »

LIENS
https://pro.magnumphotos.com/Package/2K1HRG6I9KP9
www.parisphoto.com/fr/paris/programme/2016/la-plateforme/antoine-dagatahttps://www.latelierphoto.org/expositions-archiveshttp://lecorridor-artcontemporain.com/artistes-pandel.htm

Qu’est-ce qu’un portrait ? 
Gilles Pandel commence son intervention par la présentation du peintre et ami dessinateur Alexander HOLLAN.
L’artiste hongrois a développé en France sa recherche de peintre et dessinateur autour de deux motifs inlassablement repris : celui de « l’arbre » et des « Vies silencieuses ». Une quête opiniâtre de la vibration invisible des arbres et des choses  : aller jusqu’aux limites du « visible » pour voir. Le portait semble ici s’imposer à Gilles Pandel qui en fait une lecture toute particulière.


« Le tableau pense. Cette pensée est un mouvement en profondeur. Ce mouvement avance, flottant, respirant. S’élargit, s’arrête et revient. En elle, la sensation s’accorde avec un ordre calme qui se développe lentement (deux temps, deux mondes). Le motif se simplifie en plans de couleurs ou de valeurs, qui flottent dans le champ de vision. Leurs accords gardent un peu de la vibration colorée qui était là comme une unité, un son particulier au départ. quand les passages sont trouvés et que le regard peut avancer dans la profondeur, jusqu’au lieu de son repos, et revenir chargé de calme, la peinture est résolue. » Alexandre Hollan

Gilles Pandel aborde ensuite le genre du portrait à partir d’oeuvres -tout médium confondu, relevant d’une pré-sélection effectuée par le groupe classe. Échanges et débats s’en suivent.

Une commande est alors faite au groupe : pratiquer et réaliser des portraits au moyen de la  photographie numérique. Pour la séance suivante.

Présentation du travail photographie de Gilles Pandel –Antoine d’Agatha
Portraits d ‘Ai Weiwei