Rencontre avec Franck MAS

Workshop scénographie – mardi 3, jeudi 5, et vendredi 6 décembre 2019

BIOGRAPHIE

Né en 1971, Franck Mas est auteur, metteur en scène, scénographe et artiste-plasticien. 

Architecte d’intérieur de formation, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts de Paris -ENSAAMA. Parallèlement il suit à l’Ecole nationale des Arts Décoratifs un enseignement en histoire de l’art contemporain et poursuit une formation de philosophie à la faculté de Tolbiac.

Il se tourne rapidement vers la scène et crée à San Francisco l’opéra contemporain Without ourselves du compositeur et chercheur à l’IRCAM Emmanuel Déruty. À San Francisco l’année suivante, on lui confie la création de l’opéra de chambre Le terrain vague de Benjamin Hamon, dont il dirigera également la mise en scène, la co-scénographie, les éclairages, et créera les chorégraphies. Cette œuvre sera reprise au théâtre du Rond-Point des Champs Elysées l’année suivante. Il co-met en scène ensuite l’opéra Bonjour Monsieur Gauguin de Fabrizio Carlone qu’il crée à Venise. Franck MAS est aussi appelé par Philippe Cohen, directeur du ballet du Grand théâtre de Genève, à créer deux scénographies, Le Sacre du printemps et In memoriam sur le requiem de Fauré, avec laquelle il entrera au répertoire de l’opéra national de Tbilissi en Géorgie. 

Egalement auteur de théâtre, Franck MAS a écrit six pièces : Tragédie pour deux espaces, +1, Sauf que, Gênes, File d’attente et Happy Birth’die, dont il dirige les mises en scène et crée les scénographies. 

Il s’illustre également en tant que plasticien. Son œuvre et ses nombreuses installations ont notamment été présentées à la galerie Felix Fulpa, Santa Cruz Californie, à l’église Saint-Sulpice de Paris, au centre d’art contemporain de Morsang sur Orge, au Salon d’art contemporain Montrouge et au salon des jeunes créateurs européens dont il reçoit le prix Européen pour son installation The miss Peggy’s wedding day voilà, voilà, voilà

Journée 1

Franck MAS va à la rencontre des étudiants de la classe selon le »rituel d’un bonjour individualisé et échange de poignée de main ». S’en suit la présentation de son parcours de formation et parcours professionnel. Tout en interrogeant le groupe sur la question de : « Qu’est-ce qu’un artiste ? »

Journée 2

« Scénographier une oeuvre » – Franck MAS invite chaque étudiant à mettre en situation une de ses productions en fonction d’un espace déterminé. Est alors soulevée la notion de dialogue avec l’espace choisi et sens qui en découle. Accompagnement individualisé de chacun dans la réflexion menée.

Journée 3

Regard sur les mises en espace et présentation des productions. Échanges avec le groupe classe. Le rituel du « déroulé du tapis et des coussins » s’instaure sur le ton de la confidence. Points de vue et propos sur l’art s’énoncent par petites touches.

Masterclasse Christian BOLTANSKI

Dimanche 17 novembre 2019 -Centre G. Pompidou

À l’occasion de la grande exposition rétrospective de Christian Boltanski, « Faire son temps« , l’École du Centre Pompidou propose une rencontre avec l’artiste lors d’une masterclasse.
Les étudiants de la CAAP y assisteront pour ensuite effectuer la visite de l’exposition. Conçue par Boltanski lui-même comme une vaste déambulation au cœur de son travail, l’exposition se veut moins une rétrospective qu’une suite de séquences marquant les étapes et les métamorphoses de son propos. 

Rencontre avec Philippe MAILHES

Workshop peinture protocole /concept /série -mercredi 13, jeudi 14 et vendredi 15 novembre 2019

Biographie

Vit et travaille à Montreuil, diplômé de l’ENSBA Paris

Professeur à L’ÉCOLE Nationale Supérieure d’art de Dijon

Philippe MAILHES, série Marsyas, 2016, peinture acrylique sur toile, dimensions diverses
Philippe MAILHES, série –Chute, 2016, huile sur bois, dimensions diverses
Philippe MAILHES, I would, 2006-2007, 26,5 x 32,5 cm
Gommettes sur plaque verre -le fond de l’encadrement reprend la totalité des couleurs des gouaches de la gamme de la marque Lascaux.

(mise en ligne des images avec l’aimable autorisation de l’artiste)

Philippe MAILHES propose aux étudiants à partir d’un énoncé communiqué (« soit une surface(s) plane(s), soit un médium -la peinture ou le dessin, soit des axes géométriques simples, soit une succession de choix préalables (divisions de surface, progression numérique, etc.), soit une réalisation à main levée ou à l’aide d’outils traditionnels, soit enfin une part de hasard assumée -inhérente au système mis en place ») de mener un travail qui permettra d’expérimenter les contraintes qu’ils se seront données. « La finalisation seule permettra d’appréhender la qualité plastique de la production. Le travail devra prendre en compte l’espace, les conditions … dans lesquels il sera disposé; que ce travail soit autonome ou en lien direct avec le contexte architectural. »

Centre d’art contemporain Aponia

« L’Horizon des événements » du 9 novembre au 1er décembre 2019

Avec les plasticiens sonores
Méryll Ampe, Matthieu Crimersmois, Cameron Graham, Frédéric Mathevet, Célio Paillard, Colin Roche, Hélène Singer

L’horizon des événements

L’horizon des événements désigne la limite ultime où la lumière reste visible aux abords des trous noirs. L’horizon des événements est le seul moyen de repérer lesdits trous noirs. Il s’agit d’un point limite, d’un point de basculement qui peut métaphoriquement représenter l’œuvre plastique sonore, sur le seuil.

Les productions plastiques des artistes sonores sont insaisissables. À la manière des specifics objetsthéorisés par Donald Judd, ils ne sont jamais vraiment des sculptures ou des installations, des objets picturaux ou graphiques. De la même manière, ils n’engagent jamais complètement ce que l’on considère traditionnellement comme une performance. Ils sont tout cela à la fois, autant qu’autre chose. Ils sont des objets hybrides, métis, sans assises fixes. Leurs spécificités sont d’être transdisciplinaires d’une part, et d’être fluides d’autre part : ils sont pris dans le flux des sons à venir ou des sons récoltés, ou celui de l’activation qu’ils supposent ou dont ils sont le témoignage.

Ces œuvres sonores sont des « ruines à l’envers », des objets qui promettent une potentialité de choses à construire. Objets sonores, corps sonores, partition, interprète et interprétation, écoute et jeux sont aux prises avec cette ambiguïté inhérente à la création en art sonore, et propose des œuvres mutables, toujours en mouvement.

Frédéric MATHEVET

https://vimeo.com/user35729833/review/374213164/253cd4002f (extrait)

Rencontre avec Christophe BEAUREGARD

« L’exposition L’Italie au Bateau-Lavoir présente mes photographies en dialogue avec celles de Paolo Meoni, artiste italien.

Le travail de Paolo Meoni est basé sur l’investigation et l’utilisation de la photographie et de la vidéo. Par un travail sur l’épaisseur de l’image, il s’applique à troubler la vision du spectateur. L’artiste s’attache à la modulation de celle-ci afin de ne pas permettre un décodage immédiat de l’image de départ.

Mes clichés montrent comment le corps fait les frais de l’obsession contemporaine de donner un sens à son existence. Entre culture savante et culture populaire, je m’intéresse aux identités et aux passions ordinaires de femmes et d’hommes anonymes. »

Christophe BEAUREGARD

Christophe BEAUREGARD, Blanc -série It’s Getting Dark, 2014, tirage c-print, 90×90 cm
Ségolène Brossette Galerie

(mise en ligne des images avec l’aimable autorisation de l’artiste)

« Que ce soit celui du SDF, chu, déchu, sur les trottoirs, les quais de métro, du visage transformé, performé par la chirurgie esthétique, de ceux qui se revendiquent d’une famille ou de ceux qui jouent avec costumes et artifices, le corps est au cœur de l’œuvre de Christophe Beauregard. Mais un corps toujours scénographié, voire théâtralisé, jamais saisi selon les règles obsolètes de l’instant décisif ou les codes d’urgence du photoreportage. »

Dominique BAQUÉ

C’est à travers ses mises en scène que Christophe Beauregard apporte une véritable dimension artistique autour du thème de l’identité.

« Le portrait, l’identité des anonymes deviennent mes thèmes de prédilection depuis le milieu des années 2000. Mes clichés montrent comment le corps fait les frais de l’obsession contemporaine de donner un sens à son existence : il devient ainsi l’objet de retouches chirurgicales (Chirurgie, 2005), de l’encrage spontané (Pentimento, 2011), de la souffrance provoquée par la désocialisation accidentelle (Semantic tramps, 2008) et la présence du numérique dans le quotidien (Technomades, 2008). »

Christophe BEAUREGARD

Les oeuvres de Christophe Beauregard ont notamment été exposées au Centre Pompidou-Metz (2014), à la Schirn Kunsthalle Francfort (Allemagne, 2015), ainsi qu’ au Centquatre-Paris (2017) aux côtés d’artistes majeurs tels que Richard Avedon, Raymond Depardon, William Klein, Gerhard Richter, Cindy Sherman ou encore Andy Warhol.

Séjour à Lyon -15ème Biennale d’Art Contemporain

« Là où les eaux se mêlent », du 18 septembre 2019 au 5 janvier 2020

Sophie T. LVOFF, photographies, tissu imprimé, son, 2019, 15ème Biennale d’Art contemporain -Usines FAGOR. Lyon

Visite du MAC Lyon et des usines FAGOR

« La Biennale d’art contemporain de Lyon se veut une manifestation ouverte et accessible à tous, qui dépasse la notion restreinte de l’exposition pensée pour un lieu clos. »

Isabelle BERTOLOTTI -directrice artistique de la 15ème Biennale d’art contemporain de Lyon

https://documentations.art/La-Biennale-Total-faut-il-boycotter-la-biennale-de-Lyon

Puis visite en fin de deuxième journée du Musée des Beaux-Arts de Lyon

Soir du départ à la Gare de Lyon-Perrache en l’attente de notre bus … 23h50

CAR/MEN par le chorégraphe Philippe LAFEUILLE

Pièce pour huit danseurs et un contre-ténor -Théâtre Michel Simon de Noisy-le-Grand



CAR/MEN

En revissant Bizet, la compagnie Chicos Mambo offre une Carmen aux multiples facettes qui célèbre autant l’amour que la liberté. Un spectacle où l’humour le dispute à la fantaisie.

Philippe LAFEUILLE, le chorégraphe de TUTU, précédente création de Chico Mambo, présente un CAR/MEN à la fois homme et femme, tantôt minautore et gitane, taureau … et toréro ! Si ce spectacle aussi drôle que survitaminé est impossible à résumer, c’est certainement parce qu’il mêle théâtre et chant, le clown à la vidéo, l’humour à l’amour avec une inventivité à couper le souffle.

Samedi 12 octobre 2019
Participation des étudiants de la classe à un stage de danse :
à la découverte de l’univers chorégraphique de la pièce avec le chorégraphe Philippe LAFEUILLE
Les étudiants ont ensuite assisté à la conférence « Histoire et actualité de la danse » proposée par Geisha FONTAINE (Doctorante et chercheuse au CNRS) et Claire JENNY (Chorégraphe) sur un thème choisi en lien avec le spectacle « Féminin-masculin
Les femmes de la danses »


Rencontre avec Hélène SINGER

Workshop performance /voix – 5 et 8 octobre 2019

Performance d’Hélène Singer (voix, conception) et de Frédéric Mathevet (création sonore). Vernissage de l’exposition La Louve, 11 janvier 2018 au Centre d’art contemporain Aponia

(mise en ligne des images avec l’aimable autorisation de l’artiste)

Hélène Singer est venue partager deux journées de travail avec les étudiants de la classe. Le travail s’est effectué par groupe restreint, pour chacun d’eux la conduite d’une réflexion et approche de la performance a permis l’ouverture de postures nouvelles -vocales et corporelles. Attitude, geste, mouvement, voix, ont été questionné dans un rapport à l’espace ambigu jouant de la relation solo /rapport à l’autre. La réflexion menée n’a cessé de faire évoluer le dépassement de soi autorisant chacun à « se risquer »,  cheminant progressivement vers un « lâcher prise » libérateur. Face au regard de tous.

Nazia Remtoulah, étudiante de la classe, retiendra du travail effectué  : « La notion de performance implique l’exécution d’une action relevant de certaines contraintes face au public qui nous regarde. Cependant définir la performance n’est pas aisé, en effet, il y a bon nombre de pratiques en matière de performance, de la performance en direct à la vidéo performance. « 

« Au-delà d’apprendre sur la performance, j’ai aussi beaucoup appris sur moi. Je me suis lâchée, cela m’a donné confiance en moi, parce que j’ai agi sans réfléchir, sans pour autant que ce soit n’importe quoi. Cela m’a permis de me rapprocher du groupe, alors qu’en temps normal, je suis plutôt timide. »

Rencontre avec Gilles PANDEL

Workshop photographie numérique – 27 septembre, 11 octobre, 22 novembre 2019, 10 janvier 2020

Antoine d’Agatha, photographie numérique, 40 x 26,5 cm, collection Magnum -Paris 2015

BIOGRAPHIE
Né en 1963 à Genève, Gilles Pandel travaille en Suisse et en France.
Informaticien de formation, il a travaillé longtemps à Paris dans la mise en scène de théâtre avant de se dédier depuis quelques années à la photographie.
Pratiquant la photographie depuis ses 19 ans, l’artiste a su se forger au fil des années une solide identité artistique fondée sur ses passions et expérimentations.

Muni de son appareil photo, il souhaite capturer les artistes dont il aime le travail, avec pour condition qu’ils soient en représentations publiques et qu’ils ne posent pas. Une fois l’image prise, s’ensuit un long processus de remodelage sur ordinateur dans lequel l’artiste s’efforce d’imprimer à ses portraits l’esprit qu’il admire chez ses modèles.
Jean-Luc Godard, Raymond Depardon, Charlotte Gainsbourg , Antoine d’Agata et bien d’autre encore ont été photographiés par l’artiste.

« Menant une excessive vie faciale, on est aussi dans une perpétuelle fièvre de visages.
Comment  peut-on avoir un tel sang-froid que de faire l’exact portrait de quelqu’un et de voir un visage comme composé de traits…
Il y a un certain fantôme intérieur qu’il faudrait pouvoir peindre et non le nez, les yeux, les cheveux qui se trouvent à l’extérieur…
Le visage a des traits. Je m’en fiche. Je peins les traits du double…
Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer. Hommes, regardez-vous dans le papier. » Gilles PANDEL

Antoine d’Agatha n°1, photographie en 5 ex., 40 x 26,7 cm

(mise en ligne des images avec l’aimable autorisation de l’artiste)

« …Antoine d’Agata, c’est le don, l’abandon, la fuite, il s’échappe par tous les bouts, il est toujours ailleurs, son auto-portrait le plus connu est complètement flou.
C’est à ne pas être saisissable qu’il rencontre mes photos parce que je n’essaie pas de fixer, je suis les images où elles m’emmènent, je ne cerne pas une personne, j’aimerais lui donner encore plus de liberté. »

LIENS
https://pro.magnumphotos.com/Package/2K1HRG6I9KP9
www.parisphoto.com/fr/paris/programme/2016/la-plateforme/antoine-dagatahttps://www.latelierphoto.org/expositions-archiveshttp://lecorridor-artcontemporain.com/artistes-pandel.htm

Qu’est-ce qu’un portrait ? 
Gilles Pandel commence son intervention par la présentation du peintre et ami dessinateur Alexander HOLLAN.
L’artiste hongrois a développé en France sa recherche de peintre et dessinateur autour de deux motifs inlassablement repris : celui de « l’arbre » et des « Vies silencieuses ». Une quête opiniâtre de la vibration invisible des arbres et des choses  : aller jusqu’aux limites du « visible » pour voir. Le portait semble ici s’imposer à Gilles Pandel qui en fait une lecture toute particulière.


« Le tableau pense. Cette pensée est un mouvement en profondeur. Ce mouvement avance, flottant, respirant. S’élargit, s’arrête et revient. En elle, la sensation s’accorde avec un ordre calme qui se développe lentement (deux temps, deux mondes). Le motif se simplifie en plans de couleurs ou de valeurs, qui flottent dans le champ de vision. Leurs accords gardent un peu de la vibration colorée qui était là comme une unité, un son particulier au départ. quand les passages sont trouvés et que le regard peut avancer dans la profondeur, jusqu’au lieu de son repos, et revenir chargé de calme, la peinture est résolue. » Alexandre Hollan

Gilles Pandel aborde ensuite le genre du portrait à partir d’oeuvres -tout médium confondu, relevant d’une pré-sélection effectuée par le groupe classe. Échanges et débats s’en suivent.

Une commande est alors faite au groupe : pratiquer et réaliser des portraits au moyen de la  photographie numérique. Pour la séance suivante.

Présentation du travail photographie de Gilles Pandel –Antoine d’Agatha
Portraits d ‘Ai Weiwei