Crush est l’occasion de révéler les créations en cours des jeunes artistes de l’École auprès des professionnels de l’art, commissaires d’exposition, critiques d’art, galeristes, directeurs et directrices de centres d’arts, de musées, etc.
Pour cette nouvelle édition, 98 étudiantes et étudiants de 4e et 5e année aux Beaux-Arts de Paris présentent leurs travaux dans la cour vitrée. Toutes les pratiques artistiques sont représentées : peinture, dessin et sculpture mais aussi performance, vidéo ou encore photographie.
Pour cet accrochage, ils ont bénéficié de l’accompagnement de trois commissaires : Oulimata GUEYE, critique d’art et commissaire d’exposition, Ingrid LUQUET-GAD, critique d’art, chercheuse et enseignante, et Clément RAVEU, critique d’art, curateur et auteur. À cette occasion, une nouvelle configuration de la scénographie modulaire conçue par l’artiste et designer Olivier VADROT a été imaginée par le service des expositions.
Pour clôturer cette édition, une journée de performances est organisée samedi 21 février de 13h à 19h.
En présence de Léna SIMON en 5è année des BA de PARIS, ancienne étudiante de la CPES-CAAP G. EIFFEL -PROMO 2019-20
Vidéo de Mila MATET -projection sur écran 250 x 250 cm
Vidéos de Yann RATHJEN, Cécile SOUBRIER, Ruben HOUPLAIN, Roxanne ATTIAS, Ivan HALLEUR, et Loïse BEUCHER
Nos visiteurs … anciens étudiants, familles, amis, enseignants et personnels de direction en présence de M. le Maire de la ville de GAGNY ; avec Tara ALESSI et Lou-Xuan FUZELLIER VONGDARA
Environnement sonore, vidéoprojection sur mobilier industriel, flyers et objets divers, 500 x 300 x 400 cm -Roxane ATTIAS et Doris THEVANARD
Productions de Yann RATHJEN et Sophia MAO ; performance de Hilda RAVON
Workshop scénographie / vendredis 5.12 et 12.12.25
Biographie
Architecte d’intérieur, metteur en scène, co-fondateur d’un lieu d’art contemporain (La Tannerie), Franck Mas développe depuis 2016 une recherche plastique et performative fondamentale sur les modes d’interprétations des textes dramatiques. Intitulée Le degré zéro du théâtre, l’artiste s’attache à donner aux mots des dimensions que la scène ne permet pas. Chaque jour, l’artiste performe des gestes alimentant ses œuvres, et notamment la création des Confettis de la Bible, du Livre des Gratitudes, des Topographies du souffle.
Chambre d’embarquement à la galerie HUS avec Franck MAS – 27 rue Véron 75018 Paris
Depuis novembre 2017, la chambre d’embarquement, adossée à la galerie Hus, est la résidence d’artiste perpétuelle de Laurent Derobert. On y invite chaque jeudi soir un continuateur de l’Odyssée à faire surgir un monde. L’espace y est réduit à son expression la plus simple, dénué d’objets et sans images. Il s’organise autour d’un lit-ecritoire où l’invité prend la parole. Une chambre et un lit au dos duquel viennent s’écrire rencontres, pensées, conjectures et projets.
Chambre d’embarquement, porte des odyssées et des nuits lancées à l’horizon d’un voyage réunissant artistes et hommes de mer pour disperser des rites aux quatre vents.
Autant de traversées que de rêves de chacun, de cartes et de récits entrainés par la fugue.
Après s’être attaquée aux violences sexuelles et sexistes, Carolina Bianchi investit dans The Brotherhood la question des boys clubs dans le monde de l’art et du théâtre. Comment cette solidarité masculine protège les agresseurs ? Quelle est l’influence de ces structures de pouvoir sur la création artistique ?
En 2023, Carolina Bianchi embarquait pour un aller simple en enfer intitulé A noiva e o Boa Noite Cinderela (La Mariée et Bonne nuit Cendrillon) où elle incarnait une victime de soumission chimique. Avec The Brotherhood, le deuxième chapitre de sa trilogie Cadela Força (Trilogie des Chiennes), elle change de point de vue, pour s’intéresser à celui des agresseurs. En partant du constat que la solidarité masculine, devenue organisation sociale, assure la perpétration des viols et la protection des agresseurs, la metteuse en scène interroge la complexité de sa relation à la création artistique. Si l’histoire de l’art est dominée par le male gaze et la culture du viol, quelles relations peut-on entretenir avec ces formes ? Comment ont-elles façonné notre regard et notre vision du monde ? Que devient l’art sans l’artiste-génie masculin qui lui est associé ? Carolina Bianchi se réveille du sommeil de plomb du premier chapitre en pleine crise d’identification, toujours accompagnée de son collectif Cara de Cavalo.