EXPO CPES-CAAP G. EIFFEL 2026 -soirée de vernissage / plateau industriel -GAGNY

Vidéo de Mila MATET -projection sur écran 250 x 250 cm

Vidéos de Yann RATHJEN, Cécile SOUBRIER, Ruben HOUPLAIN, Roxanne ATTIAS, Ivan HALLEUR, et Loïse BEUCHER

Nos visiteurs … anciens étudiants, familles, amis, enseignants et personnels de direction en présence de M. le Maire de la ville de GAGNY ; avec Tara ALESSI et Lou-Xuan FUZELLIER VONGDARA

Environnement sonore, vidéoprojection sur mobilier industriel, flyers et objets divers, 500 x 300 x 400 cm -Roxane ATTIAS et Doris THEVANARD

Productions de Yann RATHJEN et Sophia MAO ; performance de Hilda RAVON

Productions de Zaïa AMAD, Hilda RAVON, Ivann HALLEUR, Ulysse CHAUVIN, Doris THEVENARD, Ruben HOUPLAIN

Productions de Mila MATET

Productions de Juliette LEMIRE ; et Lina GRAMOLI-GELIOT

Productions de Sophia MAO, Ivan HALLEUR, Tess KONÉ-GUILLAUME, Sacha ANDRUSIN, Lucy DAMBRUN, Tiphaine BARRET, Roxanne ATTIAS et Prune CHABROL

Productions (détails) d’Oliwia LENGYEL

Rencontre avec Franck MAS

Workshop scénographie / vendredis 5.12 et 12.12.25

Biographie

Architecte d’intérieur, metteur en scène, co-fondateur d’un lieu d’art contemporain (La Tannerie), Franck Mas développe depuis 2016 une recherche plastique et performative fondamentale sur les modes d’interprétations des textes dramatiques. Intitulée Le degré zéro du théâtre, l’artiste s’attache à donner aux mots des dimensions que la scène ne permet pas. Chaque jour, l’artiste performe des gestes alimentant ses œuvres, et notamment la création des Confettis de la Bible, du Livre des Gratitudes, des Topographies du souffle.

Résidence Franck Mas, du 3 au 9 mars 2025

Chambre d’embarquement à la galerie HUS avec Franck MAS – 27 rue Véron 75018 Paris

Depuis novembre 2017, la chambre d’embarquement, adossée à la galerie Hus, est la résidence d’artiste perpétuelle de Laurent Derobert.
On y invite chaque jeudi soir un continuateur de l’Odyssée à faire surgir un monde.
L’espace y est réduit à son expression la plus simple, dénué d’objets et sans images.
Il s’organise autour d’un lit-ecritoire où l’invité prend la parole.
Une chambre et un lit au dos duquel viennent s’écrire rencontres, pensées, conjectures et projets.

Chambre d’embarquement,
porte des odyssées et des nuits lancées
à l’horizon d’un voyage
réunissant artistes et hommes de mer
pour disperser des rites aux quatre vents.

Autant de traversées
que de rêves de chacun,
de cartes et de récits
entrainés par la fugue.

https://galeriehus.com/Chambre-d-embarquement

Festival d’Automne -Carolina BIANCHI Y Cara De CAVALO Trilogie Cadela Força ; Chapitre II -The Brothehood

Théâtre de la Villette -Samedi 22 novembre 2025

Après s’être attaquée aux violences sexuelles et sexistes, Carolina Bianchi investit dans The Brotherhood la question des boys clubs dans le monde de l’art et du théâtre. Comment cette solidarité masculine protège les agresseurs ? Quelle est l’influence de ces structures de pouvoir sur la création artistique ? 

En 2023, Carolina Bianchi embarquait pour un aller simple en enfer intitulé A noiva e o Boa Noite Cinderela (La Mariée et Bonne nuit Cendrillon) où elle incarnait une victime de soumission chimique. Avec The Brotherhood, le deuxième chapitre de sa trilogie Cadela Força (Trilogie des Chiennes), elle change de point de vue, pour s’intéresser à celui des agresseurs. En partant du constat que la solidarité masculine, devenue organisation sociale, assure la perpétration des viols et la protection des agresseurs, la metteuse en scène interroge la complexité de sa relation à la création artistique. Si l’histoire de l’art est dominée par le male gaze et la culture du viol, quelles relations peut-on entretenir avec ces formes ? Comment ont-elles façonné notre regard et notre vision du monde ? Que devient l’art sans l’artiste-génie masculin qui lui est associé ? Carolina Bianchi se réveille du sommeil de plomb du premier chapitre en pleine crise d’identification, toujours accompagnée de son collectif Cara de Cavalo.

https://www.festival-automne.com/fr/edition-2025/carolina-bianchi-y-cara-de-cavalo-the-brotherhood

Rencontre avec Jeanpascal FEVRIER

Workshop peinture / mardi 4.11.25 ; lundi 24 et 24.11.25

Vue de l’atelier de Jeanpascal Février

https://www.art-critique.com/2024/07/les-portraits-de-jeanpascal-fevrier

Né en Belgique en 1969, Jeanpascal Février vit à Paris. Son œuvre a été montrée dans de nombreuses expositions dans ces deux pays, notamment à la Galerie Bernard Jordan et à l’AhAh de Paris et à l’espace Flux de Liège. Dans son atelier d’Aubervilliers, il poursuit une réflexion sur la peinture, à travers, notamment, la réalisation de portraits.

Orianne Castel : Vous avez commencé à exposer il y a une dizaine d’années ; à quand remonte le début de votre pratique et par quoi, par quel geste, par quelle question, avez-vous débuté ?

Jeanpascal Février : Je peignais auparavant, mais j’ai débuté une pratique plus expérimentale il y a une dizaine d’années. C’est en 2013-2014 que j’ai montré des premières recherches. Cette pratique de la peinture a débuté par la référence historique, par la citation, ce que j’évite de faire aujourd’hui. Je peignais en citant des œuvres de Pablo Picasso, de Piet Mondrian et de Umberto Boccioni. Chez Picasso, je m’intéressais aux portraits d’un cubisme agressif de la fin des années trente, je les copiais pour les déstructurer à des fins d’en faire autre chose. Chez Mondrian, j’aimais ses tableaux constitués de « + » et de « – » réalisés de 1912 à 1917. Je déplaçais ces éléments pour créer des compositions autrement « minimales ». Par ces références tutélaires, j’affirmais paradoxalement un besoin de singularité. C’est que l’œuvre historique nous enseigne tout autant le point de départ que l’ouverture comme dimension inconnue au fait de peindre. Enfin, je faisais référence à cette sculpture d’Umberto Boccioni, intitulée Formes uniques dans la continuité de l’espace, de 1913, ou L’Homme en mouvement dont la beauté féminine et masculine est pour moi d’une ambivalence exemplaire. Par ces œuvres de citation, il me plaisait de faire de la copie et du déplacement le moteur de la recherche, pour signifier sans doute que la création en est toujours plus ou moins dépendante. Ces trois artistes, de mon point de vue, expriment les orientations du XXe siècle ; Picasso incarnerait la figure de « l’iconoclaste », Mondrian, celle du « scientiste » et Boccioni, celle de « l’idéologue ». Pablo Picasso sera le premier à déconstruire la représentation humaine sans vergogne. Dans ses Écrits français, Piet Mondrian envisage que la peinture peut se réaliser autrement, à travers l’architecture, le design, au service du social. Quant à Boccioni, il sera le théoricien du futurisme, empreint d’idéologie, dont le radicalisme versera nombre de ses amis dans le fascisme mussolinien. Je déplore aujourd’hui combien l’idéologie l’emporte sur le politique et ouvre à nouveau des perspectives funestes.

Copie #47, technique mixte sur feutre et bois, 70 x 100 cm, 2018