


Classe d'Approfondissement en Arts Plastiques -Gagny




Incoronata, broderie sur tissu -café, fil de coton, feuilles d’arbre, et tissu, env. 175 x 154 cm ; et bande son -témoignage, durée 3’02

Suspension de 7 toiles découpées avec projection de lumière, encre de Chine, dim. variables env. 150 x 200 x 100 cm





Le garçon qui rêve, dessin -fusain, pierre noir sur papier froissé, et collage, 150 × 210 cm ; et bande son 0’42
Théâtre de Montreuil -vendredi 2 octobre 2026

« Épopée indienne dont la création remonte aux origines de notre humanité, Le Mahabharata nous entraîne dans un tourbillon ébouriffant. D’une richesse inouïe, ce texte fondateur entremêle les registres et les genres, et nourrit une foi absolue dans la puissance de l’imaginaire.
Entourée d’une distribution exclusivement féminine, Pauline Bayle plonge dans cette histoire plus grande que nous pour en offrir une adaptation contemporaine et nous raconter comment la haine entre deux clans entraînera le monde dans une guerre aussi inévitable qu’absolue.
Au fil du spectacle se dessine ainsi une réflexion puissante sur les voies de l’action humaine, depuis les raisons qui nous poussent à agir jusqu’aux conséquences de nos actes, notamment lorsque nous choisissons de recourir à la force. À l’aune des enjeux actuels qui traversent notre société, cette épopée se déploie avec une bouleversante modernité. »





Avec Hélène SINGER




Lou MOREIRA-HEUZÉ, performance-voix-espace « Papa »

Romane SYREK, performance-voix-espace « Corps traversé »




Leticia De SOUSA CARVALHO, performance « Mais pourquoi tu me fais ça ? »




Louanne VALLÉE, performance « Si t’es pas morte, t’es classée sans suite »
Avec Catherine GRASSE / et la modèle LÉA

Soltana LAHCENE, mine de plomb et pastel gras sur papier, format A3

Maïmouna GUEYE, encre et fusain sur papier, format A4 ; fusain et lavis sur papier, format A4





Lawrence LAMAL, feutre etc rayon de couleur sur papier, pages de carnet format A5

Élise FLAMME, crayon graphite, encre de Chine et feutre sur papier, format A3




Lou MOREIRA-HEUZÉ, crayon Conté sur papier, format A4
Théo BRISEPIERRE, carré Conté sur papier, et crayon graphite sur papier, format A3 ; Galdric ABADIA-COMBELLES, plume et encre de Chine sur papier, format A4


Sélène KIEFFER, carré Conté et crayon de couleur sur papier, format A4
Avec Hélène SINGER





Expérimentations « performance-voix-espace » avec Hélène SINGER et le groupe étudiant.e.s






Déclamations « partition surréaliste » -Œuvre de référence : PARLEMENT de Joris Lacoste
/interprétation : Emmanuelle Lafon ; https://www.theatre-contemporain.net/video/Extrait-de-Parlement
Entrée thématique : Le bon vieux temps ; avec Venda, Élise, Romane, May Lihn, Théo, Louanne, et
Selene, Galdric, Lou



Journée d’étude -mardi 22 septembre 2026




https://www.labiennaledelyon.com















Directrice artistique : Isabelle Bertolotti
Curatrice invitée : Catherine Nichols
« Passer d’un rêve à l’autre / To pass from one dream to another », titre principal de la 18e édition de la Biennale d’art contemporain, s’inspire des traboules — ces passages singuliers qui traversent cours et immeubles lyonnais — pour interroger la manière dont on passe d’une perception à une autre, d’un rêve collectif à un autre. Lyon, ville carrefour du commerce et de l’industrie, devient le point de départ d’une réflexion sur l’économie, ici entendue comme l’ensemble des processus par lesquels des êtres interdépendants acquièrent, transforment et font circuler ce qui soutient leurs existences.
S’appuyant sur les écrits de Walter Benjamin et les Principes d’économie poétique de Robert Filliou, Catherine Nichols conçoit un projet situé entre critique et invention. Là où Benjamin montre comment le capitalisme produit un rêve collectif dont il s’agit d’interrompre la continuité, Filliou propose d’expérimenter d’autres formes d’économie à travers des pratiques artistiques et sociales. La Biennale de Lyon s’attache ainsi à ces moments où l’évidence du présent se fragilise et où d’autres imaginaires deviennent possibles.
Déployé sur plusieurs sites emblématiques de Lyon, le parcours articule des dimensions entrelacées : l’industriel aux Grandes Locos, le relationnel au Musée des Tissus et des Arts décoratifs, et l’existentiel au macLYON. L’économie y est envisagée au-delà de sa dimension monétaire : elle inclut les formes d’attention, de soin, de relation et d’imagination qui structurent la vie collective.
Conçue comme un passage, la Biennale invite à parcourir la ville autrement et à expérimenter d’autres manières de faire et de penser l’économie.



https://www.labiennaledelyon.com/18e-biennale-de-lyon-art-contemporain/le-projet-artistique-2026
par Catherine Nichols
(…) Passer d’un rêve à l’autre, titre principal de cette édition, s’inspire du Passagen-Werk (Le Livre des passages, 1927–1940) du philosophe et théoricien culturel allemand Walter Benjamin. Dans ce vaste fragment, un « théâtre de toutes [ses] luttes et de toutes [ses] idées »¹, Benjamin interroge la manière dont les environnements urbains — et en particulier les arcades parisiennes — façonnent les rêves collectifs et les expériences de la société. Il aborde les arcades comme des espaces-seuil où le monde-rêve de la modernité devient lisible. Dans ces passages, où persistent les traces de vies passées, de mouvements oubliés et de travaux invisibles, l’histoire ne se déroule pas comme un processus continu mais apparaît dans des moments d’arrêt — de brèves constellations dans lesquelles ces structures profondes se révèlent soudainement. « Chaque époque, » écrit-il, « rêve non seulement la suivante, mais en rêvant, précipite son propre éveil»².
C’est une quête également inspirée par un moment en 1976 : l’économiste et artiste français Fluxus Robert Filliou s’entretient avec la critique d’art allemande Irmeline Lebeer sur les origines de ses Principes d’économie poétique. Son « traité » économique, raconte Filliou à Lebeer, est né de ses expériences artistiques des années 1960, qui cherchaient à provoquer une transformation sociale par le biais de stratégies artistiques. Durant cette période, il en était venu à la conclusion qu’une révolution dans les structures économiques devait précéder tout changement social profond et durable. Il estimait que si les réalités matérielles demeuraient inchangées, si les problèmes systémiques restaient intacts — crises énergétiques, capitalisme extractif, inégalités de distribution, mesures d’austérité et inégalités salariales — toute avancée sociale en matière de droits, de représentation ou de justice ne serait que superficielle et éphémère. Les affaires continueraient, tout simplement, comme avant³. (…)









Le MacLYON



Avec Nicolas FRIZE






Créations -Instrumentarium en porcelaine, et métal ; Nicolas FRIZE

Partition (extrait) de Soufflé
Concerts
L’immeuble s’étend sur 1000 m2 par étage et sur cinq étages : il est ici le lieu de multiples mini concerts de musique contemporaine donnés simultanément dans une foule de salles sur l’ensemble du bâtiment.
Bureaux, salles de réunion, salles de cours, lieux de passage et de stockage ; chaque lieu est détourné en lieu d’écoute et de concert, réaménagé et mis en scène pour accueillir les interprètes.
L’ensemble du site fait l’objet d’une mise en scène, avec habillages, accessoires et éclairages dédiés. Les couloirs transformés font l’objet d’une signalétique graphique singulière et ludique.
Un thème musical correspond à chaque étage : les silencieux au premier, les méticuleux au deuxième, les immobiles au troisième, les rebondis au quatrième et les énervés au cinquième.
Toutes les œuvres jouées sont courtes (6 à 7 minutes maximum) et sont écrites pour l’occasion ou choisies dans le répertoire contemporain d’après les thèmes des étages.
Une sélection de courtes vidéos est répartie également dans deux salles par étage.
Le public est invité à déambuler dans l’ensemble du bâtiment, librement, à la rencontre des œuvres, données simultanément et à des horaires précis dans toutes les salles ouvertes. Parfois l’audience est très réduite, pour un concert intime, proche des interprètes, parfois la salle permet un auditoire plus vaste, les interprètes étant selon les cas fixes ou mobiles, dans l’axe ou spatialisés.



2011-01-01
Immeuble du 15, rue Catulienne à Saint-Denis – 9 et 10 décembre 2011
Palais de musiques, labyrinthe de voix et d’instruments, loft sonore géant, concert permanent à tous les étages, festival de créations, galerie contemporaine, fourmillement musical d’immeuble, éventail du neuf et de l’inouï, millefeuille de sons et d’images, croisement de vidéos, feu d’artifice de partitions pour une multitude d’interprètes rebondis, méticuleux, silencieux, énervés, immobiles !
Soufflé, comme le souffle de la voix, comme un soufflé au fromage qui s’élève, comme le souffle intime et proche…
Nicolas Frize, compositeur et directeur artistique



Scénographies pour partition avec choristes, instrumentistes, et performances relevant des arts visuels






Nicolas Frize et Maëlenn aux côtés des étudiant.e.s de la classe au travail -Ateliers démarche et création plastiques
Workshop performance-voix -vendredis 25.09. 26 et 2.10.26


DÉMARCHE
Dans un travail pluridisciplinaire qui allie la performance, la photographie et l’installation sonore, Hélène Singer engage une réflexion sur la « mise en visibilité » par l’image et la voix d’un invisible, et explore l’animalité et le corps en action.
Marquée par sa formation en chant lyrique, elle s’est d’abord intéressée à l’expression vocale d’un corps invisible, pulsionnel, dans l’action performative. Parallèlement, elle a développé un travail photographique sur la nature morte contemporaine alliant animaux morts, vivants et matières organiques. Cette volonté de rendre manifestes des zones invisibles rattachées à l’animalité, se retrouve dans ses installations imposantes construites en matières naturelles.
Actuellement, elle traite de cette manifestation de l’invisible dans un travail complexe et protéiforme autour du thème du cosmos, qu’elle relie toujours à l’animalité mais aussi à la mythologie. Loin d’un travail documentaire ou d’un témoignage du quotidien, l’artiste mêle fiction et réel, imaginaire et contexte politique, territoire fantasmé et vécu, pour parler de perception, de représentation de ce qui échappe en définitif et qui pourtant nous constitue et nous anime.
Ses performances prennent de plus en plus la forme de concerts éphémères et hybrides, où le spectateur est immergé dans un hors-temps singulier visuel et sonore. Entre monde burlesque et charge émotionnelle, elle crée une interaction entre sa voix, son action et une vidéoprojection, dans un procédé de mise en écho de références littéraires, sociales et musicales. Les éléments qu’elle crée pour ses performances se transforment ensuite en installations, objets et vidéos, intégrés en tant que tels dans l’exposition.
Hélène Singer cherche ainsi à offrir, à travers des expressions visuelles, vocales et images mentales, un hors-champ (et hors-chant) du monde visible ; un débordement fantasmé du principe de réalité.

